La consultation infirmière spécialisée de stomathérapie
Avec l'implantation d'une stomie, c'est le schéma corporel dans son ensemble qui change et les malades peuvent se trouver face à une épreuve difficile sur le plan psychologique, social et familial. Pour accompagner ces patients et les aider à mieux vivre au quotidien avec leur stomie, l'Institut des Maladies de l'Appareil Digestif de Nantes a mis en place une consultation infirmière spécialisée.
Rencontre avec Guylène Fachet et Anne Thébaud, infirmières stomathérapeutes à l'IMAD.
Quelles sont vos missions au sein de la consultation de stomathérapie ?
Anne Thébaud (AT) : Nous éduquons, informons et assurons le suivi et le soutien des malades. Guylène Fachet (GF) : La stomie est tabou et bien souvent associée à des idées préconçues et fausses. Notre rôle est de dédramatiser la situation, y compris auprès de l'entourage.
A quel(s) moment(s) êtes-vous amenées à rencontrer les patients ?
GF : Ils peuvent nous être adressés par les chirurgiens ou les médecins, ou venir d'eux-mêmes. AT : En règle générale, nous les rencontrons avant l'opération pour procéder au "repérage" de la stomie. A cette occasion nous les informons et répondons à leurs questions. GF : Après l'opération, nous choisissons avec le patient le matériel et commençons son éducation. Son autonomie conditionne sa sortie. Cela peut prendre 2 à 8 jours, selon les cas. AT : Nous intervenons également, à la demande, dans tous les services de soins et pouvons être sollicitées pour des malades présentant des problèmes de cicâtrisation, de fistules et d'incontinence anale.
Suivez-vous également des enfants ?
AT : Nous accompagnons une dizaine d'enfants. Une puéricultrice stomathérapeute vient d'intégrer le service de pédiatrie.
Peut-on bien vivre avec une stomie ?
AT : Oui. Aujourd'hui on dispose d'un large choix de matériel qui permet de s'adapter à chaque patient. GF : La matériel est fiable et ne se voit pas, ce qui favorise son acceptation par le malade.
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